Galeries 
Orphée
Déchirant le voile qui sépare l'ombre de la lumière, le cheval surgit des mondes inférieurs d'un galop infernal.
La maîtrise de ses instincts le dépouille de ses chairs… Devenu squelette, libéré de l'emprise charnelle des passions, il se magnifie.
Cheval blême, d'une pâleur lunaire, le tracé de la plume modèle sa robe de vides, d'une blancheur froide et sans vie. Cheval de deuil et d'apocalypse devient pégase. Robe d'os plus blancs que linceul, le pégase dont les ailes s'apparentent aux branches d'un arbre se transcende vers les cieux, bouclant un cycle de vie.
La course effrénée du cheval est éternelle dans l'imaginaire du cavalier et rythme son sang. Car toujours le cheval suivra ses pas, tel l'ombre de sa mort future, terribles frères aux destins intriqués. Ainsi l'allégorie du cheval transmue le néant de la page noire en fenêtre sur l'irréversible condition humaine.

IRIS.






























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